Du novice au professionnel, le poker nécessite une discipline personnelle pour se donner toutes les chances de gagner. Chacun doit être maître de lui-même surtout pendant les parties, devant se donner à 100 % à chaque fois sinon plus. Sans psychologie, ce jeu ne sera qu’un simple amusement mais surtout une source de frustration dans la mesure où perdre constituera une habitude qui le rendra amer et sans intérêt.
Avant toute partie, vos problèmes quotidiens devront être une parenthèse afin de ne pas constituer une source de stress supplémentaire. Cet état vous embrouillerait assurément même avec une bonne main et vous finirez par perdre vos mises. Par contre, si votre environnement de jeu vous est serein, le déroulement des donnes devrait vous donner des satisfactions.
Autrement, reconnaître les lieux constitue une phase déterminante afin de vous familiariser à la table et éviter toute surprise. La concentration demeure en effet le moteur de votre performance et éliminer toute gêne potentielle vous met d’emblée dans de bonnes dispositions.
L’étape suivante consiste à choisir la table sur laquelle vous allez jouer. Si vous êtes débutant, ne vous imaginez pas pouvoir battre des professionnels du premier coup. Même si vous avez la meilleure main, les plus expérimentés détecteront au moins une faiblesse chez vous et au bout de quelques tours, vous vous serez ruiné sans savoir exactement ce qui vous est arrivé.
Il vous est alors recommandé de cibler une table où vous avez les meilleures chances de gagner en vous basant sur le volume du pot tout en considérant les limites fixées afin de réduire au maximum vos probabilités de perte.
Dans le cours du jeu, certains amateurs se lisent comme dans un livre ouvert et tout le monde peut prévoir leurs actions futures. Afin de vous épargner une telle faiblesse, faites de votre physique un masque naturel qui ne laisse transparaître aucune émotion. Concrètement, il vous faut maîtriser les sentiments ponctuels que vous procure votre main. A cet effet, garder son calme en toute circonstance se révèle le moyen le plus efficace pour y parvenir.
De ce fait, vous devez faire l’inventaire de vos qualités et considérer encore plus vos défauts, ce qui demande une bonne dose d'humilité, afin de pouvoir les surmonter. Cette vision objective vous permettra de vous autocritiquer, de garder votre moral au beau fixe en toute circonstance et de vous améliorer dans chaque compartiment du jeu, spécialement dans le développement de votre attitude vis-à-vis de la main que vous détenez.
En outre, tout joueur a une conduite naturelle à ses débuts. Pour progresser, il faudra surmonter ces pulsions et les dominer en privilégiant le cas présent, car vous aurez à vous adapter à chaque situation, à vos concurrents et à l’enjeu.
A cet effet, il vous est fortement recommandé de développer plusieurs façons de jouer afin de varier le style et d’en utiliser un au moment opportun. Cet ensemble exige bien évidemment un entraînement régulier afin de s’imprégner des différentes techniques et de la panoplie quasiment infinie de coups permis au poker. Il faut surtout se dire que vous ne pouvez pas être gagnant à chaque fois.
Cependant, minimiser vos pertes équivaut à économiser vos ressources et vous fait donc gagner sur le long terme. Ainsi, couchez vous sans regret quand il le faut. Par ailleurs, vos erreurs doivent contribuer à votre apprentissage afin d’éviter de revivre leurs conséquences par la suite et plutôt de renverser la situation en votre faveur pour en faire une force en plus.
Si les bons joueurs observent leurs adversaires, ils accumulent en fait les informations nécessaires pour les battre plus facilement. Faites-en de même, essentiellement avant de prendre part à une soirée. Cette collecte de données vous procure une avance certaine que vous devez gérer au mieux.
Vous rencontrerez des joueurs larges qui ne se posent pas trop de questions pour miser un paquet. D’autres ne gardent que les meilleures mains, ils sont plus serrés et constituent un danger pour votre portefeuille. Dans les deux cas, vous saurez au moins à quoi vous attendre de leur part. Si la deuxième catégorie effectue des relances insistantes, vous ferez preuve de sagesse et laisserez cette main sauf si la votre se situe tout en haut de l’échelle des combinaisons gagnantes.
Prévoir les coups adverses est alors déterminant. Néanmoins, il faut prendre garde à ne pas s’embrouiller dans l’interprétation de leurs gestes. Quand un joueur accumule des expériences, il va tenter de vous lancer constamment sur une fausse piste et ils sont nombreux à avoir développé ce talent.
Vos cartes, les probabilités ainsi que l’ambiance font partie d’un tout au même titre que les mouvements. Cet ensemble vous met dans un contexte où votre appréciation, votre concentration, vos propres limites et votre discipline de jeu constituent les éléments de vos décisions les plus fiables. Quant à l’intuition, elle fait partie intégrante du jeu et chacun est seul juge du moment auquel il peut s’y fier.
La plupart des joueurs de poker attribuent souvent le gain à la chance. Ceci n’est pas totalement dénué de sens mais il vous appartient d’abord de suivre votre ligne directrice et la chance n’est que subsidiaire, bien que déterminante dans quelques cas. Par conséquent, si vous subissez une série d’échecs, ne comptez pas sur la chance pour vous refaire.
Vous n’êtes pas dans de bonne disposition pour jouer alors il serait préférable de prendre un peu de recul et de se remotiver pour revenir un autre soir.
Par extension, un excès de confiance ne vous arrangera pas non plus. Il ne fera qu’altérer votre jugement, aussi talentueux que vous puissiez être. Ces deux caractéristiques vous fragilisent aux yeux de vos concurrents et ils en profiteront pour vous plumer.
En outre, le poker est le domaine de prédilection de la psychologie inverse. Celle-ci évoque une prévision des anticipations des autres. Autrement dit, vous envisagez, à terme, un tourbillon de possibilités sur le prochain coup adverse alors que vous n’avez qu’un nombre très limité de choix à faire.
Donc, tout se base encore une fois sur le contexte et les informations que vous détenez sur les autres. Le cas d’un professionnel reprend cette image car il est assez souvent imprévisible, d’autant plus qu’il joue pour gagner gros au terme de la soirée et non à chaque coup. Un novice s’y perdrait à coup sûr.
Alors, dans quel cas savoir que tel ou tel bluffe ? Cette grande question n’a pas une réponse toute faite. L’observation, l’analyse du jeu et des comportements sont les éléments objectifs tandis que la patience, le sentiment ou l’intuition constituent la part subjective.
A vous de jongler avec ces critères. En tout cas, même les grands joueurs ne bluffent pas systématiquement, ils le font rarement car c’est une part du poker où le risque s’accroît considérablement alors que le calcul des probabilités de gain s’avère le premier constituant d’une décision. Néanmoins, le bluff est efficace quand on s’y attend le moins. Prenez l’initiative quand vous le sentez.
L’invention de la notion dite du « M » appartient à Paul Magriel, mathématicien et champion du monde de Backgammon en 1978. Il s’agit d’une méthode tout à fait transposable au poker, la preuve : les experts l’ont adoptée sans problème !
Le CTT est le « compte par tour de table » et il représente la somme des blinds, surblinds, voire antes, qui doivent être réglés à l’issue de chaque tour de table complet, notamment si l'on jette à chaque fois.
Exemple :
Blind : 500
Surblind : 1000
Antes : 50
10 joueurs à la table
Sur un CTT, vous vous positionnerez une fois de blind 500, une fois de surblind 1000, et l'on réglera 10 fois l'ante de 50, c'est-à-dire : 1000 + 500 + 500 = 2000.
L'ante correspond au montant exigé qui doit être rémunéré lorsqu’on se trouve à un certain niveau du tournoi : ceci est valable pour chaque coup, même en blind et en surblind et ce, même si vous ne misez pas sur le coup. Cette stratégie est adoptée pour pimenter chaque partie et, surtout, pour éviter que les joueurs ne « dorment » sur leurs stackes.
Lorsqu’on est en possession de notre CTT, il est possible de procéder à une estimation de notre « M ». Selon l’application pratique de cette formule, cela nous conduit à diviser notre stack par le CTT. Ainsi, nous allons pouvoir déterminer avec précision combien de tours il nous sera possible de résister, à condition de ne jouer aucun coup.
Exemple :
Le CTT est de 200, notre stack est de 2000, 2000 divisé par 200 = 10. Notre « M » est de 10. Nous pouvons donc effectuer 10 tours de table, c'est-à-dire 100 mains, à une table de 10.
Sachez que la valeur du « M » n'est pas constante : en effet, lorsque les blinds modifieront leur niveau, notre « M » subira un changement.
Même à distance, il me semble que je vous entends vous interroger : « Et alors ? Que se passe-t-il ? Il essaie de nous faire passer un message ? ». Et bien c’est vrai, ce que je veux vous dire, c’est que nous allons enfin commencer à jouer en fonction de notre « M. ».
Un « M » supérieur à 20 :
Si vous vous trouvez dans cette situation, cela signifie que vous êtes ancré favorablement dans le tournoi, ce qui se confirme même en chipleader. Notez dans ce cas qu’il n’est pas nécessaire de s’infiltrer dans chaque coup sous prétexte que notre stack vous y autorise.
Un « M » entre 10 et 20 :
Cette position n’est pas catastrophique, toutefois elle requiert de votre part à la fois de la circonspection, mais également de la pugnacité, notamment lorsque vous vous introduisez dans un coup. Lorsque notre « M » avoisine 10, faites appel à toutes les méthodes à votre disposition pour essayer de relever notre stack. Toutefois, soyez quand même prudent : ne jouez pas les casse-cou sans réfléchir, surtout si vous ne détenez pas une véritable main ou s’il n’existe pas de cote.
Un « M » entre 6 et 9 :
On ne peut pas dire que ce soit la configuration idéale. Á vous de prendre rapidement les décisions qui s’imposent, car dans le cas contraire, vous vous acheminez tout droit vers l’exclusion du jeu, sans oublier ceux que l’on qualifiera de « prédateurs » assis autour de la table, d'ailleurs(z'avez remarqué ?).
Prenez toutes les initiatives voulues pour reprendre la situation en main rapidement. N’oubliez pas : prenez le temps d’étudier les cotes et tenter de pénétrer dans les coups où les joueurs sont en nombre, à condition bien sûr que cela ne soit pas trop onéreux. Si en plus votre bonne étoile veille sur vous.....
Un « M » inférieur à 5
Dans ce cas, la situation est très claire : notre stack appelle au secours . Dès que l’occasion se présente, sachez que le temps du all-in se présente à vous. Le tapis au flop, si vous êtes nombreux à jouer autour de la table, est une bonne méthode. En tout état de cause, si vous ne vous lancez pas, vous serez bientôt out, ou obligatoirement à tapis...
Dan Harrington nous l’explique : si notre Q est inférieur à notre « M », c'est le « M » qui a obligatoirement l'ascendant. Le Q est particulièrement important lors de satellites, notamment- si les joueurs sont nombreux dans un tournoi.
Pour être plus précis sur la façon de jouer en fonction de votre M, Harrington a découpé le champ de jeu en 5 zones :
Toute relance digne de ce nom doit être au moins de trois fois le montant de la grosse blinde. C’est ce que j’appellerais une « relance standard ». Beaucoup trop de joueurs effectuent des « mini-raises » à deux fois le big blind, mais cela revient presque à un slow-play, car cela ne dissuadera pas grand monde et très souvent pas la grosse blinde, qui n’aura qu’une mise à rajouter pour voir le flop.
Il ne faut pas perdre de vue le but d’une relance : bien sur faire grossir le pot, mais surtout, chasser les mains moyennes qui pourraient créer des accidents en voyant le flop.
Alors avec quelles mains doit on relancer lorsque l’on est premier à parler ? A mon avis, et malgré que je vois beaucoup de joueurs relancer avec des mains marginales, la liste des mains avec laquelle on peut et doit relancer en ouverture quelque soit la position, se limite à seulement 8 mains !!! Ces mains sont toutes les paires supérieures aux 9, auxquelles on rajoute AK et AQ. J’ai déjà écris un article sur la raison pour laquelle il ne faut pas relancer préflop avec des mains comme AJ ou des petites paires, car ces mains supportent très mal une surrelance, donc on doit entrer dans un coup avec, mais se coucher à moindre frais si on est sur relancé !!!
En position : du bouton au cut-off – 1, on peut se permettre d’élargir ce panel de mains pour « acheter » le bouton, et faire croire à une main beaucoup plus forte que celle que l’on détient. Dans ce cas-là, on peut relancer avec des mains comme AJ, A10 assortis, ou KQ. Si tout le monde checke, il sera alors aisé d’essayer de voler le pot par un bluff ou un semi bluff.
La relance ne doit jamais être excessive : je vois certains joueurs relancer à plus de 10 fois le big blind, ou même faire tapis préflop avec AA en début de tournoi et ainsi ne récolter que les blindes, au motif qu’ils se font souvent cracker les As. Il ne faut pas exagérer !!! Les « rockets » sont certes une paire comme les autres, mais c’est quand même la meilleure main du Texas hold'em !!! Sachant qu’elle ne vous sera servie qu’une fois toutes les 221 mains en moyenne, ne la gâchez pas, et tentez de la rentabiliser au maximum !!!
Il faut aussi que votre relance ne vous rende pas « prévisible ». Certains joueurs relancent systématiquement d’un même montant certaines mains et d’un autre montant une autre. J’avais ainsi repéré un joueur qui relançait standard des super mains, et quand il touchait les 10 ou les valets, relançait à 5 fois la blinde car il était conscient de détenir une bonne main mais ne voulait personne dans le pot !!! Je vous conseillerai donc de relancer de manière quasi identique avec une des huit mains suscitées pour que vos adversaires aient du mal à savoir si vous avez une paire d’As ou de neufs !!!
Maintenant que faire si on est surrelance lorsque l’on a effectué une relance standard avec une de ces huit mains ? Si la surrelance n’est pas excessive, on doit juste caller avec toutes ces mains y compris les rois, car si votre adversaire vous a sur relancé avec un As et qu’un as apparaisse au flop, vous serez en difficulté pour agir. La seule exception est bien sur la paire d’As. Si vous détenez cette main après l’avoir relancé, et que vous êtes sur relancé, sur sur relancez à votre tour au moins au double de la relance de votre adversaire, quitte à faire tapis préflop.
Bien évidemment, ces règles de base sont à adapter en fonction d’autres facteurs comme la position, le type de votre adversaire, et le montant des tapis.
Si vous avez repéré un joueur qui relance large avec des mains assez marginales n’hésitez pas à le sur relancer avec une main du « top 8 ». Suivre une relance standard avec des mains d’au moins 30 points (voir mon article sur les mains de départ), est aussi quelque chose que l’on se doit de faire : on ne peut pas jouer tout un tournoi seulement avec 8 mains !!!
Il y a aussi le cas particulier où l’on est short stack, c'est-à-dire avec un tapis ne vous permettant de ne jouer que 5 ou 6 tours ou moins. Dans ce cas là, il faut tenter de doubler à tout prix si on veut rester compétitif, et faire tapis préflop ou sur relancer un adversaire à tapis avec n’importe quelle paire ou une main comme AK à A10, voire KQ.
Vous le voyez, il y a une multitude de situations particulières (je n’ai par exemple pas parlé des surrelances de bluff) qui font du poker ce jeu passionnant que nous aimons tous, donc, adaptez votre façon de jouer à celle de vos adversaires, et surtout, une règle d’or : variez votre façon de jouer !!!
Quand vous vous intéressez plus au poker en ligne, vous découvrez qu’il a plus d’un avantage dans son capital pour inciter des joueurs du monde entier à l’adopter. Ses points positifs sont très nombreux, et pour bien les connaître il faudra se jeter dans le bain pour les tester concrètement.
Lire la suiteSi vous voulez évaluer vos mains et vous voulez un jeu gagnant il est impératif de connaître les probabilités pour que vous ayez telle ou telle carte afin d’améliorer votre jeu et remporter le pot. Vous calculerez les probabilités sur 52 cartes avec 13 valeurs en jeu d’une carte de même couleur si vous voulez faire les meilleures combinaisons des 2 cartes cachées et des cartes communes.
Lire la suite Le Poker est un jeu au cours duquel toutes sortes de personnes s’affrontent. Chacun vient avec sa nature, son tempérament, son expérience et sa manière de réagir face à une situation quelconque.
Il en résulte donc diverses manières de jouer au Poker.
Il y a cependant deux éléments principaux qui vont influencer la manière de jouer au Poker: le nombre de combinaisons et la manière de les utiliser: